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cloud assessment

Le Cloud assessment, le choix éclairé

13/06/2022
Cloud

Évaluer sa capacité à aller dans le Cloud. Prendre la mesure de ses freins et de ses possibilités. S’adapter à la transition. Le Cloud assessment est un tremplin composé de tous les garde-fous indispensables à une démarche vers le Cloud maîtrisée.

Qu’est-ce que le Cloud assessment ?

Il s’agit de l’évaluation, de l’étude préliminaire qui servira de socle à la prise de décision dans le cadre d’un projet Cloud. Plus large qu’un audit, que l’on opère à la survenance d’une problématique, le Cloud assessment a pour finalité de définir le chemin d’accès vers le Cloud et les conditions de sa réalisation.
Agnostique par nature, l’étude ne préjuge pas d’une solution. Seuls le besoin exprimé par l’entreprise et l’ensemble de ses contraintes et possibilités (compétences, infrastructure existante, budget, temporalité, conditions extérieures, etc.) guident la réflexion et le résultat de l’étude.

Le Cloud assessment est en ce sens proche d’une prestation de consulting, si ce n’est que la démarche est particulièrement structurée pour couvrir l’ensemble des axes affectant un projet Cloud. Les habitudes des acheteurs ont beaucoup évolué ces dernières années. Les cahiers des charges ne sont plus systématiques, les chefs de projets expriment plus souvent le besoin d’être accompagnés dès les prémices, particulièrement pour ne pas omettre un sujet d’importance.
Le manque de temps pour s’informer est un aspect critique, propre à tromper l’entreprise. L’enjeu d’un Cloud assessment est de poser les questions utiles et d’actualité, de creuser là où l’entreprise n’a ni les moyens ni les occasions de s’en charger.

Le Cloud assessment, pour le Cloud uniquement ?

La quasi-majorité des entreprises dispose d’un projet Cloud aujourd’hui, qu’il soit en phase de réflexion, entamé ou finalisé, et qui a pour conséquence de faire émerger un éventail de nouvelles problématiques, allant des freins en interne au coût mal contenu de la consommation, en passant par des incompatibilités parfois bloquantes.
Pour celles dont le doute guide la démarche d’assessment, une telle étude a l’avantage de révéler concrètement les raisons de l’incertitude ou des hésitations. C’est pourquoi, si l’objet d’un Cloud assessment est de définir les moyens adaptés pour adopter le Cloud, les conclusions peuvent aussi conduire l’entreprise à modifier son projet initial.

Voici quelques exemples pour illustrer notre propos :
Des bases de données déportées des applications peuvent induire une latence telle, que les performances requises ne peuvent être atteintes sans liens réseau dédiés. Or de tels travaux peuvent se révéler trop coûteux au regard du projet.
Les données concernées peuvent relever de règles de protection si contraignantes que seule l’adoption d’un Cloud souverain, d’un Cloud privé ou le maintien de solutions on premise est possible, reléguant la démarche Cloud public aux calendes grecques.
Le projet peut également se heurter à des volontés d’ordre politique ou des accords commerciaux, incompatibles avec une mise en œuvre propre à garantir la maîtrise du coût du Cloud.
Enfin, les résistances en interne sont particulièrement visibles lors d’une étude Cloud et doivent alerter sur le risque d’un échec à l’adoption.

De la structuration dans la décision

Il existe une multitude de solutions Cloud : public, privé, communautaire, hybride, multicloud. C’est la raison principale d’un Cloud assessment. On l’adopte soit pour conforter son idée première soit pour explorer toutes les possibilités. D’une manière générale, l’entreprise trouvera toujours son intérêt à disposer d’une présentation complète du marché. Mais plus sûrement encore, c’est un support indispensable pour la DSI dont les décisions aujourd’hui se conjuguent avec les attentes et les objectifs de la DAF, de la DG et de toutes les directions métiers, futures consommatrices de Cloud. Le Cloud assessment challenge les projets, c’est ce que l’on attend de lui.

Premières briques non optionnelles, l’identification des enjeux IT et métiers, suivie de l’audit des infrastructures matérielles et de la cartographie applicative constituent le socle de l’étude.
Fournir plus de performance et de ressources plus rapidement, solutionner l’expansion du shadow IT des métiers ou des équipes de développement, renforcer la sécurité à travers des processus contrôlés, les enjeux Cloud sont l’expression d’une volonté de reprendre la maîtrise d’une IT qui a pu se perdre au fil des années.

De quoi l’entreprise dispose-t-elle en production, en POC, en test, en développement ? Les schémas d’infrastructure et directeurs sont-ils à jour ? Face à des compétences dispersées, un suivi morcelé, l’analyse a pour mission de remettre à plat toute la connaissance du système, au bénéfice du budget en premier. Il s’agit bien de reprendre le contrôle et de s’efforcer de réduire sa dette technique en interrogeant l’utilité de la totalité de son parc.
Les exemples d’économies réalisées sont légion, notamment dans le cadre d’un move to Cloud massif. Avec une politique de TAG correctement appliquée, qui permet d’identifier les serveurs devenus inutiles ou ne respectant pas la politique définie, ainsi que leurs propriétaires et utilisateurs, l’entreprise peut aisément se séparer de 10 à 25 % de ses machines. 

Les briques additionnelles, le sur-mesure de l’assessment

De façon optionnelle, l’assessment peut adresser d’autres thématiques importantes comme les impacts d’une transition sur les réseaux et la sécurité, la compliance licensing ou encore la réversibilité des choix technologiques.

L’étude initiale aborde quoiqu’il arrive ces aspects, parce qu’ils conditionnent le choix du Cloud. Mais il est possible d’explorer plus finement encore chaque question. 
La gestion des licences bien maîtrisée peut offrir des tarifs sans commune mesure avec les prix publics. La réversibilité, de son côté, est aussi fondamentale qu’elle reste peu abordée lors d’une réflexion autonome. Pourtant, c’est aussi à l’occasion de son étude qu’apparait l’intérêt du Multicloud.
Certes, l’hybridation et le Multicloud complexifient une architecture et la réversibilité n’est pas toujours possible. Mais ces solutions permettent également de répartir les coûts en fonction du mieux offrant selon les assets concernés (messagerie, bases de données spécifiques, etc.). C’est donc toujours une question d’arbitrage que l’on n’opère que bien informé.

À ces analyses s’ajoutent le macrochiffrage, l’analyse d’impact au plus proche du modèle industriel de l’entreprise et le listing des besoins en ressources humaines et formations ou délégations. La démarche associe le traitement de la montée en compétences et de la rupture technologique induite par le Cloud à la vision des coûts actuels. Attention, il ne s’agit pas d’une étude FinOps à proprement parler, cette dernière faisant l’objet d’un axe complet de gouvernance, que l’on conseille d’aborder le plus tôt possible dans le cadre d’un projet Cloud.

Proposition de mise en œuvre, définition du planning et conditions du transfert de connaissance viennent achever une évaluation vers le Cloud qui devrait alors donner à l’entreprise toutes les cartes pour mieux décider et se lancer.