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Quel pilotage de la performance des bases de données ?

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Quel pilotage de la performance des bases de données ?

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Moins « médiatique » et pourtant non moins essentiel que l’Application Performance Management (Gestion de la Performance Applicative – APM), le pilotage de la performance des bases de données se renforce en même temps que l’explosion du volume des données. Quels en sont les enjeux technologiques, économiques et humains ? Quel rôle dans une démarche DevOps, et plus globalement de Data Management ?

Réponses croisées avec Didier Lavoine, Directeur Technique de Digora et Sergio Romera, Solution Architect chez Quest.

Pourquoi piloter la performance des bases de données ?

Didier Lavoine, Digora – Le pilotage de la performance des bases de données répond principalement à deux enjeux : en tant que « contenant » des données, selon les besoins exprimés et son usage, une base de données peut arriver en limite de son dimensionnent.

Le second enjeu est la manière dont la base de données sera interrogée, qui peut également jouer un rôle en matière de performances. C’est le cas par exemple en cas de requêtes inattendues (qui risquent de charger exagérément la base) ou des requêtes plus classiques, mais qui peuvent être ralenties du seul fait de la quantité de données présentes dans la base. Laquelle quantité est nécessairement évolutive, tout au long du cycle de vie de la base de données, ce qui ajoute des contraintes dans le temps.

Sergio Romera, Quest – Ces contraintes peuvent être de plusieurs ordres : une infrastructure devenue inadaptée (CPU, mémoire du serveur, problème sur le système d’exploitation par exemple) ou encore l’absence d’index pour accélérer les réponses aux requêtes, etc.

Ce qui implique aussi de disposer d’une vue d’ensemble de l’évolution dans le temps des performances de toutes les bases de données d’un système d’information, qu’elles soient on premise ou dans le cloud, afin de prendre les bonnes décisions au bon moment. Et ainsi garantir, via du monitoring et un système d’alerting, de bonnes performances aux applications venant interroger chacune de ces bases, voire d’éviter d’éventuelles indisponibilités.

L’explosion de la quantité de données accélère-t-elle ces enjeux ?

Sergio Romera, Quest – Absolument, car avec une croissance très rapide des volumes de données de tous formats, on observe une multiplication du nombre d’instances de bases de données ainsi qu’une diversification des environnements, au sein d’un même système d’information.

En effet, là où des organisations faisaient des choix unitaires d’environnements (tout Oracle, tout SQLServer…), on trouve désormais des environnements multiples, au gré du développement de nouvelles applications ou à l’occasion de la refonte d’une application existante. Le plus souvent pour des raisons économiques à l’instant t. Or, avec un nombre d’administrateurs de bases de données en stagnation voire en recul, la gestion (et donc les performances) des bases de données n’en est que plus complexe, chaque système ayant ses propres spécificités.

Le tout bien sûr dans un contexte d’accélération du digital où de plus en plus d’organisations sont dépendantes, pour une grande partie de leur fonctionnement, y compris des processus industriels par exemple, de leurs applications.

Justement, la solution Foglight ne vient-elle pas en concurrence avec les solutions d’APM ?

Didier Lavoine, Digora – En aucun cas ! Pour être efficace, la gouvernance du système d’information doit s’inscrire dans une double démarche : d’un point de vue global et d’interdépendance des différents éléments technologiques entre eux d’une part, mais également d’une nécessaire gouvernance spécifique en fonction de chacun de ces éléments technologiques d’autre part.

Ce qui signifie qu’une solution d’APM va être en mesure de pointer certaines problématiques intrinsèquement liées à une application, tandis qu’une solution de pilotage de la performance des bases de données telle que Foglight va spécifiquement aider un DBA dans l’optimisation des BDD.

Sergio Romera, Quest – En revanche, il y a bien une relation de cause à effet : une base de données qui fonctionne mal ou lentement peut ralentir les applications qui l’utilisent. Inversement, une application qui « requête mal » peut surcharger une base de données.

Dans tous les cas, y compris pour ce qui est des BDD autonomes, ces solutions servent le pilotage, à savoir une gestion humaine de la gouvernance (l’automatisation totale n’étant pas crédible). Ces solutions sont toutefois et bien évidemment complémentaires dans le cadre d’une vision et d’une gouvernance globales du système d’information. Et doivent aussi permettre aux équipes Dev d’un côté et DBA de l’autre d’être en mesure de mieux communiquer entre elles.

De façon plus générale, quel rôle joue le pilotage de la performance des bases de données dans le Data Management ?

Didier Lavoine, Digora – Dans le contexte d’un accroissement spectaculaire du volume de données, les risques liés à une désorganisation de ces données deviennent de plus en plus prégnants. Car le Big Data c’est bien, mais pour qu’il soit opérationnel, encore faut-il travailler à des data plus pertinentes, plus déterministes et...accessibles !

Si le Data Management est bien plus large que les bases de données en tant que telles, les performances de ces dernières restent fondamentales dans la chaîne de valeur que les données constituent dans le cadre des processus métiers de l’entreprise.

Quant au pilotage de ces performances, c’est aussi une façon d’optimiser les ressources IT : car ce n’est parce que le Cloud offre des ressources quasi inépuisables qu’il s’agit de surconsommer : ce n’est ni bon pour le portefeuille des entreprises, ni pour la planète !

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