9 questions à se poser pour bien préparer son projet IoT

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9 questions à se poser pour bien préparer son projet IoT

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Les objets connectés commencent à être omniprésents dans nos vies. On estime aujourd’hui à environ 6 milliards le nombre d’objets connectés en usage dans le monde. Ce chiffre devrait atteindre les 21 milliards d’ici 2020. Que ce soit les smartphones, les téléviseurs, les montres ou encore les voitures, de plus en plus d’entreprises investissent dans cette technologie de l’IoT (Internet of Things), afin de collecter des données fiables et précises, puisque personnalisées.

 

Toutefois, les projets d’IoT ne sont pas une mince affaire et sont plus complexes que des projets IT classiques. Il faut donc se poser les bonnes questions en amont.

 

Voici donc une liste de 9 questions qu’il est primordial de se poser lorsque l’on souhaite se lancer dans un projet IoT :

1. Les acteurs côté métier ont-ils des idées de services et les moyens (humains) de les mettre en œuvre ?

A terme, c’est le service qui va donner toute sa valeur à un projet IoT. Ainsi, la première chose à faire est de réfléchir et de collecter diverses idées de services qui ont le potentiel d’offrir de réelles perspectives, ainsi qu’aux modèles économiques associés.

Pour cette phase de brainstorming, l’entreprise peut aussi bien solliciter ses collaborateurs en interne que ses partenaires ou ses clients. Il faut ensuite détailler les cas d’usages afin de sélectionner les plus prometteurs. Là aussi, l’entreprise peut faire appel à des partenaires internes ou externes afin de les aider à choisir les pistes les plus intéressantes.

2. Possédons-nous les compétences en électronique nécessaires pour concevoir l’objet, et sinon, où les trouver ?

La manière dont sera conçu l’objet dépendra bien évidemment du service que l’entreprise souhaite offrir. Par exemple le degré de fiabilité, la durée de vie et le niveau de précision souhaités de l’objet vont fortement influer sur le choix des capteurs. La localisation des objets va, quant à elle, nécessiter de s’interroger sur leur degré d’autonomie, leur alimentation en énergie et le type de réseau de communication.

Chaque élément de l’objet devra être pensé lors de cette phase de conception/prototypage et il faudra également, durant cette phase, tenir compte du coût de production que cela impliquera. Une chose est sûre, la conception d’objets connectés nécessite des compétences variées. Dans la conception d’un objet, on distingue 2 composantes essentielles :

  • L’électronique pour le design et l’assemblage des différents composants (capteurs, actionneurs, processeurs, etc.),
  • L’intelligence embarquée, qui retranscrit les signaux reçus des capteurs pour les rendre compatibles avec les spécifications des réseaux de communication. On peut également y retrouver des algorithmes de chaînes d’actions.

Heureusement, des solutions existent pour compléter les compétences manquantes.

Pour accompagner ses clients, Digora a développé  son propre écosystème avec des designers électroniques et des éditeurs d’applications. Nous nous sommes également associés à divers établissements d’enseignement supérieur (Télécom Physique Strasbourg, Ecole de Management de Strasbourg, Polytech Nancy, etc.) pour développer des projets et des prototypes.

3. Comment allons-nous gérer les objets (déploiement, maintenance, etc.) ?

Un autre enjeu essentiel concerne la gestion des réseaux. En effet, de par leur nature même (cf. 7), les réseaux IoT multiplient les dispositifs et donc le nombre de points d’entrée et de connexions à gérer. Il est donc impératif de prévoir une architecture adaptée pour ainsi simplifier le déploiement et la maintenance des objets et du réseau.

Une plateforme d’accueil des objets, qui regroupe les différents services nécessaires à l’administration d’un réseau IoT, permettra de faciliter leur enregistrement, leur localisation, leur identification, ainsi que la gestion et la sécurisation des connexions.

4. Qui va développer les applications qui supportent le service ?

Les services se concrétisent toujours à travers diverses applications. Ces applications reçoivent les informations produites par les objets et les utilisent pour déclencher des actions ou soutenir la prise de décision. Elles sont un maillon clef pour la qualité globale du service.

Une application mal conçue ou trop lente pourrait remettre en cause l’efficacité du dispositif dans son ensemble. Il faut donc y accorder un soin particulier et optimiser l’expérience utilisateur, celle-ci pouvant à elle seule conditionner le rejet ou l’adoption d’un service.

5. Où et comment gérer la masse de données générées par les objets ?

Une fois en place, les objets vont commencer à envoyer des données. L’entreprise aura besoin de pouvoir collecter ces données afin de les traiter et d’en extraire de l’information utile. La plateforme d’accueil des objets (cf. 3) servira de passerelle entre les objets et le système de traitement de ces données, en automatisant la collecte.

Afin de répondre aux besoins d’évolutivité, d’optimisation de l’expérience utilisateur, d’accessibilité et de sécurité, la plateforme sera très certainement hébergée dans un environnement de type Cloud.

Dans le cas où les services envisagés le nécessitent (ex : services de surveillance médicale, de prévention des incendies ou de détection d’intrusion, etc.), le système de capture et d’analyse des données doit être capable d’effectuer des traitements en temps réel et de façon parfaitement sécurisée.

6. Sommes-nous capables, si nécessaire, de traiter ces données en temps réel ?

Les projets d’IoT nécessitent deux types de traitements de données en fonction des applications et des usages. Par exemple, pour un usage de maintenance préventive, il est important de stocker les informations dans des entrepôts et de procéder à des analyses à « froid ». Ainsi, l’exploitant pourra intervenir au moment opportun pour procéder à ses opérations.

Lorsque l’on travaille dans des domaines qui nécessitent de la réactivité, nous pouvons mettre en place des algorithmes qui vont traiter les données et apporter des actions correctives en temps réel. Typiquement, dans le domaine de la santé, lorsque les constantes d’un patient ne sont pas bonnes, le système contacte les services d’urgences. Dans ce cas, on parle d’Edge Computing.

7. Les réseaux en place sont-ils à même de permettre la communication avec les objets ?

Un autre aspect fondamental des projets IoT est la mise en place et la gestion d’un réseau d’objet qui permettra la communication d’un système à l’autre. Le premier point est le choix du réseau lui-même. Il existe plusieurs familles de technologies utilisables dans le cas de projets IoT :

  • Des réseaux radio classiques (LTE, LPWAN, GSM…), en passant par le Wi-Fi, le Bluetooth, le NFC ou encore le RFID,
  • Des réseaux qui reposent sur des standards ouverts comme LoRa ou les réseaux IP,
  • Des réseaux développés par des acteurs privés comme Sigfox.

Il existe d’importantes différences entre ces technologies, c’est pourquoi une étude précise des cas d’usages est nécessaire afin de choisir la plus adaptée.  Par exemple sur les réseaux de type LPWAN (LoRaWAN, Sigfox), il est impossible de faire du temps réel. La raison repose sur les spécifications technologiques de basse consommation, longue portée et basse fréquence. Cependant, pour de la télémétrie, ils trouvent tout leur sens. De plus, pour certains, ils sont unidirectionnels.

8. Comment pouvons-nous garantir la sécurité et la confidentialité de la chaîne de valeur de l’IoT (objet et infrastructure) ?

La sécurisation du réseau nécessite une adaptation des processus et des outils.

Selon David Cearley, vice-président de Gartner Research, « l’IoT représente une nouvelle frontière pour beaucoup de professionnels de la sécurité IT. Celle-ci crée de nouvelles vulnérabilités et requiert souvent de nouveaux outils et processus de remédiation, qui doivent être inclus dans les plateformes IoT ». Il estime notamment qu’il faut « surveiller le comportement des utilisateurs et des entités ».

Si les objets collectent des données sensibles, l’entreprise doit également se soucier de leur protection aussi bien à la source (dans l’objet) que pendant leur circulation, jusqu’à leur stockage.

Aujourd’hui, les acteurs de l’IT sont conscients des enjeux de la sécurisation des infrastructures de l’IoT. Cependant, peu d’objets communicants sont aujourd’hui sécurisés. Pour cela, certains fabricants  travaillent pour produire des composants de sécurité que l’on appelle « SecureElement ». Ainsi, la chaine de valeur de l’IoT est entièrement sécurisée.

9. Avons-nous anticipé les contraintes liées à l’intégration avec le système d’information et à la sécurité des informations ?

Il est important de bien travailler en amont afin de bien identifier ses enjeux et ses processus. Ainsi, nous pourrons aisément concevoir un système qui serait compatible avec les outils décisionnels existants. Notre expertise des bases de données nous permet de nous interconnecter avec ces systèmes de gestion (ERP, GMAO, MES, LIMS, etc.)

La sécurisation des données faisant partie de l’ADN de Digora, nous tenons bien évidemment compte de cette composante.

Pour vous aider à répondre à ces 9 questions et vous aider à la mise en œuvre de votre projet, vous pouvez consulter notre livre blanc « Internet des Objets : 7 étapes pour passer du projet au service à valeur ajoutée ».

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